vendredi 8 mai 2020

« L’école à la maison », ils en pensent quoi les écoliers de Courchevel ?

« L’école à la maison », ils en pensent quoi les écoliers de Courchevel ?

C’est une fratrie de trois petits courchevellois qui nous a fait part de son ressenti pendant ce long confinement. (les prénoms ont été changés pour préserver leur anonymat). Voici l’avis des trois enfants.


Première semaine :
« C’est pas habituel ! Il faut organiser la journée alors qu’à la maison on a l’habitude de faire ce qui nous plait ». (les trois, Jérôme, 16 ans, Arthur, 10 ans et Louise, 5 ans)

« A la maison c’est plus calme, c’est mieux pour apprendre. Je veux apprendre à lire » (Louise, 5 ans)

« C’est bizarre parce que tu devrais être en classe, on croit que c’est les vacances, on prend ça à la légère alors qu’il faut travailler ». (Jérôme et Arthur)

« On est pas dans une optique du travail à la maison et c’est difficile de se mettre dans le rythme et de ce qu’il faut travailler comme en classe. C’est déstabilisant » (Arthur)

« On peut se lever plus tard. Cela apporte du bien car toute la famille peut nous aider Mamie, les parents et même mon grand frère » (Arthur).

Pour nous parents, expliquent-ils, nous avons décidé de structurer un peu la journée en organisant un temps de travail après le petit déjeuner et un moment dans l’après-midi plus souple, en fonction de l’envie et du programme de balade pour Louise et Arthur.
Jérôme se gère. Il faut juste que l’on partage l’ordinateur que ses parents avaient prévu de lui acheter lors de l’annonce de la fermeture des écoles, puis avec l’accélération du confinement, ils ont été pris de court.
Au niveau du Lycée, les lycéens sont très bien organisés et ont utilisé une application Discord entre eux et les profs, par matière, pour échanger par écrit et oral. Des profs font même des cours. Il y a aussi la solution du CNED, ou des cours en ligne, dispensés à distance. C’est la pression pour le Bac mais la solidarité est de mise entre eux. 
Après avoir tenté de comprendre le fonctionnement des cours en ligne du CNED, qui n’est pas une sinécure, bug des vidéos des livres numériques en ligne, manque de correspondance entre les programmes affichés et les cours présents dans les livres, les parents ont été sauvés  in extremis par les maîtresses de CM2 de Courchevel, qui les ont contactés par email pour leur communiquer les devoirs à faire.
« Pour Louise, nous avons acheté un cahier d’activités qui reprend le programme de grande section, pour apprendre en jouant et garder le côté ludique et convivial.
Finalement le résultat est plutôt sympa et on découvre et échange sur le quotidien de nos enfants, avec quelques fou rires en prime. En le prenant du bon côté, nous découvrons plein d’avantages et enfin en prenant le temps….à méditer pour la suite » explique la maman.

« Une semaine avant une rentrée possible sur la base du volontariat, les enseignants de tous les niveaux de nos enfants, ont été très présents et très accompagnants pour faire de cette période d’école à la maison une réussite dans les apprentissages. Un grand merci à eux, seuls cela n’aurait pas été possible, reconnaît la maman ».
La base du retour à l’école se fait sur le volontariat et c’est mieux ainsi.
Les parents de cette fratrie préfèrent, pour l’instant, parce que leurs enfants ont bien investi les apprentissages à la maison et qu’ils ne sont pas tenus par des obligations professionnelles, garder leurs enfants à la maison, le temps de voir comment l’organisation se met en place et en espérant un assouplissement des contraintes qui sont incontournables, mais trop contraignantes selon eux.


Cela est rendu possible, car les enseignants continuent à apporter leur accompagnement et supports d’apprentissage à distance. Ils estiment également que compte tenu des restrictions d’effectifs pour que les gestes barrières soient respectés, ils préfèrent laisser les parents qui ont des obligations professionnelles bénéficier de cette réouverture.

L’école à la maison après 8 semaines de confinement :
« Moi j’aime bien » (Louise)

« Moi j’aime bien car les parents nous expliquent bien les choses. Je préfère quand c’est mes parents ». (Arthur)

Quant à Jérome, l’aîné, « On s’organise comme on veut c’est mieux, on avance plus à notre rythme ».

Le retour à l’école, ils en disent quoi ?
Arthur (10 ans) : « Je trouve que c’est bête, ils ont plus de droit dans les prisons…
Les CM2 ils sont un peu casse cous et ça va être dur de pouvoir faire respecter ces règles.
Je préfère rester à la  maison et téléphoner aux copains ».

Louise (5ans) « Non je veux pas retourner à l’Ecole pendant le coronavirus. Parce que si il y a quelqu’un qui a le coronavirus, il peut nous le transmettre.
Mais moi j’ai pas envie d’y aller, parce que c’est pas bien toutes les règles ».

Jérôme (16 ans) « Un retour au lycée n’apportera pas grand chose, dans le cas où on travaille sérieusement à l’école. A part pour les travaux pratiques, mais on ne peut pas les faire ».




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