samedi 20 juillet 2019

Courchevel, circulez il n'y a rien à voir


La colère gronde et les rares hôteliers, commerçants résidents ou vacanciers qui croient encore à Courchevel l'été le clament, la presse s'en fait l'écho et les réseaux sociaux se déchaînent.
Une réunion du Conseil Municipal s'est tenue jeudi dernier (aucune d'allusion à ces inconvénients).
Une subvention de 23.000 TTC est votée à l’association « Les Fêtes Musicales de Savoie » pour la période du 17 Juillet au 21 Août 2019 pour la réalisation du spectacle Pyrosymphonie du 24 Juillet et de quatre concerts à l’Auditorium Gilles de La Rocque.
Les tarifs des repas scolaires pour 2019/2020 sont fixés : ils s’échelonnent de 1,50 € à 4,00 € par repas, en fonction du quotient familial et du nombre d’enfants d’une même famille. La collation de 10.00 H qui était fournie aux enfants du  2ème service ne sera désormais plus payante.
Une convention d’objectifs est signée avec la CAF de Savoie pour la micro-crèche de La Tania et le projet de Moriond.
Pour les affaires foncières et l’urbanisme et dans de cadre de la construction du bâtiment du Club des Sports sur le site du Stade de Slalom, la zone sera reclassée 1AUe avec une emprise foncière de 1 ha pour le rendre constructible (pour des équipements publics ou d’intérêt collectif).  Le registre du projet était à disposition du public sur le site internet de la mairie du 3 Juin au 3 Juillet 2019 : aucune mention n’a été faite et personne ne s’est manifesté. Le projet est arrêté et sera soumis pour avis aux personnes publiques associées, à l’autorité de l’Etat. Il est consultable en mairie.




Dans le cadre des aménagements des abords du Lac du Praz, trois parcelles de 230, 190 et 181 m2 sont acquises pour 6.300 € et 1.357 € et 3.605 €.
Dans les affaires financières diverses modifications de budget. Et toute une série de créances avérées irrécouvrables dans les budgets de l’altiport (490 €), de l’assainissement (833 €), de l’Eau (111 €), de la ville – secours sur les pistes pour 85.824 €.
Le conseil est ensuite appelé à valider les tarifs et le calendrier des remontées mécaniques pour la saison 2019/2020. Ils augmentent de 1,57 à 2,95 % en fonction des forfaits et des conditions, plusieurs de ceux-là comprenant un accès au centre Aquamotion. Six élus ont voté contre : Philippe Carrier, Claude Allemoz, Rémy Ollivier, Serge Dallefratte, Fernand Mugnier qui avait procuration pour Gilbert Blanc-Tailleur.



Dans la commande publique, à noter l’acquisition d’un châssis cabine 4x4 pour remplacer l’ancien matériel vieillissant et permettre à la fourrière d’enlever les véhicules puissants et des poids lourds de 7 T, pour un montant de 131.750 € moins la reprise de l’ancien. Achat d’une turbo fraise à neige automotrice de 220 à 250 CV pour 239.000 €. Achat d’un véhicule poids lourd 4x4 de 19 T pour les voiries étroites et à forte pente pour 120.000 €. Signature du marché Menuiseries Intérieures du cabinet médical de Moriond à la Sté Duraz pour 28.936 €. Acquisition de plaques de protection de terrain de sport synthétique et d’un système de stockage pour 406.990 €. Signature d’une convention de groupement entre la commune et  l’Epic Courchevel Tourisme pour la fourniture et la maintenance d’un parc de copieurs, imprimantes et multifonction, le maire représentant la commune et M. Serge Cretin, directeur par intérim de l’Epic représentant Courchevel Tourisme.
A l’issue du conseil, le maire a donné la parole à André Sullice président des bénévoles de Courchevel qui a tenu à présenter publiquement les efforts faits par les 45 Bénévoles motivés qui ont offert 208 journées de leur temps en 2018 et ne comprennent pas bien les tracasseries administratives qui leur sont imposées par la mairie pour l’obtention de la subvention.


                                                                                              



vendredi 24 mai 2019

Au conseil municipal de Courchevel en Mai


Au conseil municipal de Courchevel en Mai
Le quorum est la règle permettant au conseil municipal de délibérer valablement. A Courchevel, il doit comprendre au minimum 14 élus sur les 28 composants le conseil.
Une fois de plus, le quorum n’était pas atteint à l’ouverture de la séance de ce jeudi soir et le maire a dû appeler en urgence un élu susceptible de se libérer. Le conseil a donc débuté avec une petite demi-heure de retard.
Parmi les sujets traités, la modification d’une délibération donnant délégation au maire en matière de régies comptables des services municipaux et la modification du budget annexe de Parc Auto. Une demande de subvention sera adressée au Département pour la sécurisation des piétons, l’organisation des arrêts de bus et de l’éclairage public du Parking du Fontanil.
Le tableau des subventions aux associations pour 2019 est mis à jour. Pour qu’elles puissent être versées aux bénéficiaires ceux-ci devront au préalable compléter leur dossier administratif 2018 où manquent de nombreuses pièces. Ce tableau sera toutefois remis à jour, les chiffres y figurant semblant erronés.
Dans le cadre de l’ouverture de la médiathèque de l’Alpinium, la direction économie tourisme créé un poste de responsable du site opérationnel à partir d’octobre 2019. Différents emplois seront créés : un poste d’agent de maîtrise au service éclairage public, un poste de plombier et un poste d’agent pour le fleurissement. Toujours au chapitre du personnel trois postes sont créés au titre de la promotion interne. Les bénéficiaires sont Stéphane Pétracin à la Police Municipale, Isabelle Durand-Terrasson au Service des Sports et Armand Autissier à la Patinoire. Le maire les a félicités.
Fixation des loyers et des dépôts de garantie pour les logements saisonniers.
Concernant les affaires foncières et l’urbanisme, acquisition de parcelles de 367 m2  aux consorts Louis Sallier à 6 € le m2 pour la réalisation du parking du Fontanil, de 37 parcelles appartenant à M. Pierre Charvin à 2 et 3 € le m2 également pour le parking du Fontanil et échange de parcelles pour le même chantier avec Mme Pommat, épouse Braisaz, d’une parcelle de 2.513 m2 à Mme Anne-Marie Chedal-Anglay, au même tarif, à La Tania dans le cadre de la réalisation de la ZAC de la Moretta à La Tania, d’une parcelle de 153 m2 à Mme C. Giraud épouse Hucheloup pour les aménagements des bords du Lac du Praz. Le conseil a également décidé d’accorder un permis de construire comprenant des servitudes de passage  et de cour commune en vue de la démolition et de la reconstruction de l’Hôtel des Ducs de Savoie pour une surface de 605 m2 au prix de 3.025.000 € HT, les règles d’urbanisme permettant dans le cas de changement de destination d’un hôtel, la possibilité de construire 70 % d’hôtellerie et 30 % d’immobilier. Le délai du projet de La Rosière à Moriond présenté par la SARL Pic (M. Vallat) est une nouvelle fois reporté et devra, pour être prolongé, se signer avant le 28 Juin 2019 à 16.00 H.
Autorisation de demande de permis pour la Maison des Pious Pious à Moriond. Lancement d’une procédure de révision du PLU pour :
- Avancer les études de la liaison entre Bozel et Courchevel, qui serait une télécabine de type Ariondaz dont l’arrivée se ferait à Courchevel Village, avec arrêt intermédiaire à Saint-Bon (restent à régler les problèmes de parkings et de financements côté Bozel).
- Projet d’extension du golf 9 trous compact qui serait agrandi de 12,8 ha (en plus des 8,6 ha existants) permettant d’homologuer le parcours pour tous les joueurs.
- Création au sein de l’Alpinium d’un snack, le zonage actuel ne permettant pas ce type d’activité,
- Aménagement de la Croisette avec un cabinet médical adapté, la gestion du stationnement et la création de locaux destinés aux personnels de S3V.
- Dévoiement partiel de la rue reliant Vignotan aux Chavonnes pour sécuriser la circulation de l’entreprise Chedal et leur permettre un développement à l’amont.
- Démontage du téléski l’Envolée au Praz pour le remplacer par un tapis roulant couvert d’une bulle de 60 m, plus facile à exploiter et à utiliser pour les débutants.
Dans la commande publique, diverses locations de matériels et de véhicules et signatures de marchés pour l’aménagement de la rue des Tremplins, les abords du Lac, et le secteur du Fontanil.
Dans le cadre du réaménagement de la piste des Jockeys la mairie devra signer un avenant avec S3V, le Conseil National de la Protection de la Nature imposant des mesures pour la protection des coléoptères, et autres reptiles, le réensemencement des prairies fauchées, la protection de la mousse Buxbaumia Viridis.
Enfin dans les affaires sportives, une convention sera signée avec Courchevel Sports Outdoor Trail pour les organisations du Courchevel X Trail le 4 Août 2019 et du Triathlon du 18 Août 2019.



mercredi 22 mai 2019

LA VIE POLITIQUE DE COURCHEVEL

Difficile de communiquer.... alors comme vous êtes 5.406 à suivre mon blog depuis son ouverture, je vous informe :
Demain Jeudi 23 Mai à 18.00 H, conseil municipal public à Saint Bon
et 
DIMANCHE 26 MAI, dans les mairies de LA PERRIERE et SAINT BON
ELECTIONS EUROPÉENNES de 08.00 H à 18.00 H

mercredi 15 mai 2019

Rochedy de Courchevel redémarre


Maryse et Michel après la superbe fête de leur départ début Avril, ont commencé leur nouvelle vie de retraités très actifs.
Installés désormais dans la maison natale de Maryse, ils sont bien occupés car il leur faut maintenant remettre en état la maison qu’ils n’occupaient jusqu’à présent qu’épisodiquement, s’occuper du jardin, du moulin et du ruisseau qui traverse la propriété, du verger, de la mare et de ses carpes multicolores koï,  de la piscine, tondre la pelouse…. aidés toutefois par Wilfried le fidèle robot.
Les travaux, les rénovations, les constructions, Michel connaît : il s’est fait la main pendant des années au Chabichou qu’il a agrandi, rénové, re-décoré pendant 50 années. Le jardin, il connaît aussi, ses clients de l’été appréciaient bien celui qu’il créait chaque été sur la piste au pied de la Pomme de Pin.
Ils ont connu un début d’installation mouvementé et dramatique, voulant rénover une partie du bâtiment, le mur s’est écroulé sur les ouvriers du chantier, (photo-frederic-boudouresque) faisant perdre la vie à l’un d’eux. Ils projettent maintenant d’agrandir le jardin au lieu  de reconstruire ce bâtiment vétuste.

Ils n’ont pas pour autant quitté complètement la montagne, leur village étant dominé par le Mont Falcon (2.625 m d’altitude) et vont pouvoir continuer la tradition des grandes tablées, leurs cinq petits enfants âgés de 20, 18, 17, 13 et 3 ans se retrouvant dans la grande maison de Dady et Nanie à chaque vacances ou week-end prolongés. La grande cuisine a été installée en conséquence et le piano du Chabichou a démontagné lui aussi.
« Peut-être qu’un jour on aura plus rien à faire tempère Michel, mais en attendant, pour vivre heureux, vivons cachés », ce qu’ils font à merveille pour le moment.

vendredi 3 mai 2019

TOUT n'est pas arrêté à Courchevel

Même si les fidèles lecteurs du Dauphiné Libéré ne peuvent plus acheter leur journal, pendant un mois, pour cause de fermeture saisonnière, la vie des quelques habitants restants se poursuit ...
C'est ainsi qu'un Conseil Municipal (reporté une fois pour cause de quorum non atteint) s'est tenu Mardi 30 Avril avec presque autant de personnes dans le public que d'élus. En voici le compte-rendu succinct :
Au conseil de mardi

Les sujets traités : 
- pour l’Intercommunalité, comme pour la rubrique tourisme il y a quelques semaines, le conseil a voté son opposition au transfert des compétences eau et assainissement jusqu’à Janvier 2026. Les autres membres de la Communauté devraient voter dans le même sens.
- pour l’administration, signature d’une convention avec le SDIS 73 pour échange de données numériques et documents permettant une cohérence entre les deux organismes sur la cartographie des chalets et hébergements.
Dans le cadre du futur transfert de la bibliothèque du Praz à l’Alpinium une convention d’objectif est signée avec le Conseil Savoie Mont Blanc pour le soutien à la lecture publique, la classification passant de type B1 à B3.
Concernant les emplois, changement de grade pour 2 rédacteurs, 1 poste d’agent logistique est créé à la direction des sports. Le départ d Stéphane Henne entraîne l’arrivée de Raphaël Rossi comme chef d’équipe des espaces verts. Validation des emplois saisonniers de l’été 2019 (33 postes).
Les tarifs d’été de La Tanière des Croés à la Tania sont arrêtés. Elle accueille 24 enfants l’hiver et 18 l’été. Les tarifs 2019/2020 des parkings sont aussi arrêtés. Le nouveau parking Alpinium au Praz sera moins cher que les autres, offrira 01.30 H gratuit et les titulaires de cartes Ski Atout Prix auront aussi un avantage tarifaire.
Une subvention est demandée pour la réfection et remise aux normes du Refuge du Grand Plan. Sa réouverture est prévue le 1er Juin 2020 pour 25 couchages. Les premiers marchés de travaux sont lancés. C’est une décision importante sur le plan touristique. Cet endroit doit être un lien entre la montagne et les habitants de Courchevel.
Le maire a informé le Conseil du lancement de procédure pour la modification n° 2 du Plan d’Urbanisme qui concerne essentiellement le site de l’Hôtel Mercure au Jardin Alpin et l’extension (surélévation) de la Porte de Courchevel.

Diverses acquisitions et cessions de terrains à La Perrière, au Jardin Alpin où les acheteurs demandent la prolongation du délai d’acquisition au 30 Juin 2019, au Lételé où un échange  de parcelles permettra une meilleure gestion foncière, des servitudes de passage de réseaux électriques, de cour commune et l’extension du parking du Fontanil qui passera de 20 à 40 places sont décidées.
Dans la commande publique, attribution à l’entreprise Berthod du marché des réseaux d’eau et assainissement pour 600.000 €, acquisition de deux surfaceuses destinées à la patinoire, pour un montant de 254.900 € et réfection des réseaux humides et secs à La Perrière (Saint Jean), pour un montant de 664.760 €.
Après le conseil, le maire, qui n'a pas donné d'informations sur les problèmes rencontrés à l'Office du Tourisme, comme on aurait pu s'y attendre, a annoncé que le conseil avait  envisagé dans un premier temps de verser, comme la plupart des communes de France, une somme de 50.000 € pour la réfection de la Cathédrale Notre Dame de Paris, mais que, après réflexion, il pensait plus utile de dépenser cette somme pour l'Eglise de Saint-Bon qui en avait bien besoin. Pourquoi, a-t-il été suggéré, ne pas solliciter les très généreux donateurs de Notre Dame de Paris, qui vivent une partie de l'année dans notre commune et laisseraient ainsi leur trace dans la vie de Courchevel ? Philippe Mugnier, le maire a promis de les approcher à ce sujet.






mardi 16 avril 2019

Retour sur l’incendie de Courchevel



Les images du terrible incendie de Notre Dame de Paris n’ont pas été sans remémorer aux Courchevellois, les heures sombres du 20 Janvier dernier où notre station vivait un drame, certes moindre matériellement et patrimonialement, mais bien plus conséquent sur le plan humain puisqu’on a déploré 2 personnes décédées et  21 blessés dont plusieurs gravement.
Alain Corci, le papa d’Ambre, l’une des victimes blessées, tente depuis ce drame de cerner la vérité et de découvrir les responsabilités. Il nous a transmis ce témoignage, il y a quelques jours, alors qu’il sortait du Tribunal de Chambéry, où les Parties Civiles avaient été reçues par la justice en charge de l’enquête.

« Dans la vie on dit souvent que ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort,
c’est sans doute au travers des épreuves que nous traversons dans la vie que nous pouvons forger nos caractères, car pour ma part il y a un avant et un après le 20 janvier 2019. 
Je suis le papa d’une jeune fille de 25 ans qui fait partie des victimes qui fut le plus gravement blessée dans l’incendie de l’immeuble ISBA CATINA à Courchevel 1850. 
Cette nuit du 20 janvier restera gravée dans la mémoire de beaucoup de gens et plus encore celle de ma fille et de sa famille. Elle était venue à Courchevel, comme beaucoup de saisonniers, pour travailler et pouvoir gagner son salaire dignement, afin d’être indépendante, comme beaucoup de jeunes de cet âge, l’esprit plein de rêves et les yeux remplis des paillettes que la station offre à tous ceux qui la côtoient, connue mondialement et fréquentée par toute la jet set et quelques têtes couronnées.
Ce rêve s’est arrêté pour certains d’entre eux le 20 janvier 2019.                           
Ce matin là vers 4.15 H du matin un incendie se déclare dans l’immeuble ISBA  appartenant à Mr. Éric Tournier et qui héberge  une soixantaine de saisonniers travaillant pour le groupe Tournier dans ses différents établissements de la station. 
Plus de la moitié d’entre eux étaient en plein sommeil quand le feu a été déclenché. La plupart ont été réveillés par les cris et la fumée qui arrivait dans leur chambre et là c’est déjà trop tard. 
Les flammes ont très vite envahi les couloirs et le feu se propage à grande vitesse, ma fille Ambre, qui loge au troisième étage a une chambre qui donne coté impasse sur l’arrière, ce qui pour elle fait une hauteur de presque 5 étages car l’immeuble est en contre bas et la partie arrière est plus élevée du sol. Se retrouvant bloquée dans sa chambre et ne pouvant plus passer par le couloir rempli de flammes, elle se met sur le rebord de sa fenêtre et crie en demandant de l’aide et les pompiers : le temps à ce moment là semble être une éternité.
 En bas  des personnes lui crient d’attendre, que les secours vont arriver.
Au bout de plusieurs minutes les flammes commencent à rentrer dans sa chambre par le rebord de sa fenêtre. Elle a avalé de grosses quantités de fumée venant des fenêtres du dessous, elle n’en peut plus, les flammes commencent à envahir sa chambre. Voyant que les secours ne sont toujours pas là et à la vue de la situation présente, les gens en bas lui disent de sauter : elle s’arme de courage et en se laissant glisser elle tombe de 15 mètres sur le goudron. Le choc est violent tous les témoins présents diront qu’ils ont tourné la tête et que le bruit de l’impact au sol restera gravé à jamais dans leur mémoire. 
Cette nuit fut un véritable cauchemar pour beaucoup de personnes car après plusieurs heures seulement, le brasier fut maitrisé, bilan 2 morts et 21 blessés dont 4 graves.  
Ma fille, la plus gravement blessée, a eu une fracture du thorax, une cheville brisée, les poumons gravement atteints par les particules de fumées toxiques et deux vertèbres brisées dont pour une, un morceau s’est logé dans la moelle épinière et fait sortir la dure-mère de sa racine, des nerfs ont été sectionnés et elle a subi un énorme traumatisme psychologique. 
A ce moment là je l’ignorais mais nos vies allaient basculer.
Au sol elle fut déplacée et mise à l’abri sous un porche pour éviter les débris en feu qui tombaient de l’immeuble. Elle fut prise en charge par un homme qui ne la  laissera pas seule et prendra bien soin d’elle jusqu'à ce que les secours et un médecin la rapatrie à la Croisette avec d’autre victimes,
Il ne faudra que quelques minutes pour se rendre compte de la gravité de son état, et ainsi que trois autres personnes, elles seront héliportées chacune dans des hôpitaux différents.
Quand Ambre arrive à l’hôpital de Chambéry, les médecins se rendirent compte que son état nécessitait  une intervention qui ne pouvait se faire que sur Grenoble. De nouveau héliportée sur l’hôpital de Grenoble, elle y subira une intervention de près de 5 heures.
Prévenus seulement à 9H30 du matin et habitant dans le Gard, ma femme et moi nous sommes rendus à Grenoble et nous avons pu la voir juste avant quelle n’entre au bloc. Ses quelques mots m’ont permis de comprendre le cauchemar qu’elle avait vécu.
Après leur intervention, les chirurgiens nous ont informés de son état de santé. A ce stade ils ne pouvaient se prononcer sur son avenir, bien que son pronostic vital ne fût plus engagé, ils ne pouvaient affirmer qu’elle puisse de nouveau marcher. 
Pour nous parents ce fut un choc et pour moi une seule chose comptait : comprendre ce qui c’était passé et qui était responsable de tout ce drame. 
Je laissai donc la santé de ma fille dans les mains des médecins, sous l’œil attentif de mon épouse, pour me lancer dans une enquête, qu’à ce moment là je n’aurais jamais imaginé jusqu’où elle me mènerait.  
Comme dans le film Jackpot, « Ce qui ce passe à Courchevel reste à Courchevel » : ces quelques mots prirent très vite un sens réel, même si parfois, comme à Las Vegas, la réalité dépasse la fiction et ici c’est tout à fait ça.
Après presque trois mois d’enquête  j’ai pu reconstituer tout le déroulement de la soirée, minute après minute. 
J’ai rencontré des dizaines de témoins et j’ai pu mettre un visage sur chacun des responsables que je pense directement et indirectement liés à cet incendie. 
Je peux aussi expliquer les causes à effet, mais en attendant, 22 gendarmes sous la responsabilité d’un procureur M. Dran  et d’une juge d’instruction Mme Bouye sont chargés du dossier. 
Dès le 20 janvier 2019 tous les services concernées se mirent au travail, à tour de rôle, et durant ces dernières semaines se sont succédés gendarmes, brigade scientifique, brigade canine pour la recherche de produit accélérant, audition de témoins, décryptage de bandes vidéo, bref je pense que tout ce qui est dans ces cas là mis en œuvre a été fait.
L’enquête devrait durer au minimum 18 mois nous a-t-il été précisé à Chambéry.
Mais que sait-on vraiment ?  Une question qui mérite une réponse en son temps car pour le moment je ne voudrais pas interférer dans l’enquête et je vais donc m’en tenir à ce que le parquet a communiqué.
Le 10 avril  les Parties Civiles sont invitées au palais de justice de Chambéry et reçues par Mme la juge d’instruction et Mr le procureur, afin d’expliquer l’avancée de l’enquête et voilà ce qui est officiel a ce jour :
L’incendie est d’origine criminel,  un suspect a été interpelé : Hichem Abdelarouf, âgé de 22 ans, originaire de La Grande Motte (Hérault),  cet algérien, en situation régulière, a un long palmarès, multirécidiviste, connu des services de police pour trafic de stupéfiants, agression, et défaut de permis a été interpelé à la frontière franco espagnole au Boulou le 10 mars par la PAF alors qu’il tentait de passer, muni de faux papier. Interpelé tout d’abord  pour exécuter une peine de 8 mois de prison à Perpignan puis ayant fait l’objet d’un mandat de recherche pour être entendu dans l’enquête de l’incendie de Courchevel, les gendarmes chargés de l’enquête auprès de Chambéry se sont rendus à Perpignan pour le placer en garde à vue le 26 mars pour « destruction par incendie ayant entrainé la mort ».
 Au terme des 48 heures de garde à vue, il fut reconduit en détention à Perpignan, transféré à Chambéry le 29 mars, pour être présenté le 30 et être mis en examen par le juge d’instruction Mme Bouye.  « C’est la jalousie qui serait à l’origine de l’acte qui aurait motivé ce criminel et il aurait mis le feu devant la porte de la chambre de son ex copine : voilà où en est actuellement l’enquête  en attendant les investigations qui continuent ».
Mais pour ma part je m’interroge !
Le principal responsable, qui a allumé le feu, certes c’est bien Hichem Abdelarouf : si sa motivation était d’ordre sentimentale pourquoi aurait il allumé deux départs de feu au deuxième étage à des endroits bien précis et distants l’un de l’autre ? 
Cette nuit là s’il a été vu par les cameras vidéo à deux reprises et à des  moments différents, entrant et sortant de la ruelle derrière l’immeuble : il connaissait très bien les horaires de son ex compagne et lorsqu’il a mis le feu il savait très bien qu’elle était sur son lieu de travail. S’il avait voulu lui faire du mal, il aurait très bien pu le faire quelques jours auparavant lorsqu’il était seul avec elle : cela a été confirmé par des témoins.
 Il y a bien d’autres incohérences dont je vous donnerai plus tard les vraies explications.
En attendant, revenons à l’immeuble, il semble donc que des individus totalement étrangers pouvaient pénétrer à l’intérieur, sans être inquiétés, une porte d’entrée munie d’un digicode qui n’a jamais fonctionné et ce semble-t-il, depuis de nombreuse années. Je ne vais pas parler aujourd’hui des normes de sécurité et de l’état d’insalubrité dans lequel celui ci se trouvait mais juste une interrogation, la municipalité était semble-t-il au courant de cet état, ayant reçu l’année dernière sur son bureau des plaintes d’anciens saisonniers qui avaient été envoyées à l’Inspection de l’Hygiène et du Travail :  pourquoi n’ont ils rien dit ?
L’incendie a eu lieu le 20 janvier et le 22 la municipalité vend le trottoir devant l’immeuble à Mr Tournier pour la moitié de sa valeur. Pourquoi ?
Pourquoi un permis de construire pour le complexe hôtelier de luxe qui viendrait remplacer tout le bloc d’immeuble dont l’Isba, déposé il y a plus de deux ans,  portant le nom « LE SAINT SAUVEUR » a, d’un seul coup, le 7 mars soit 17 jours après l’incendie, été validé ?

Il y a encore bien des questions à se poser, mais ce qui est sûr c’est que je ferai tout pour faire éclater la vérité sur ce drame et je dénoncerai tous les responsables directement ou indirectement liés à cette affaire ainsi que les causes et les effets : je le dois avant tout à ma fille, pour que justice soit rendue et que, pour une fois, elle soit équitable. Je dois aussi cette vérité à toutes les autres victimes, afin que cela ne se reproduise plus. » 
                                                                                                                      ALAIN CORCI 


lundi 8 avril 2019

Les règlements, pas toujours appliqués à Courchevel ?


Les règlements, pas toujours appliqués à Courchevel ?
Le gouvernement a fixé des règles concernant la conception et le fonctionnement des installations lumineuses. (Article R.583-2 du code de l’environnement).
L’arrêté concerne … « la mise en lumière du patrimoine…l’éclairage des bâtiments non résidentiels… l'éclairage intérieur émis vers l'extérieur de ces bâtiments et l'éclairage des façades de bâtiments… ».


Ces règles sont applicables depuis le 1er Janvier 2019 et, d’après les services concernés de la préfecture, leur application est du ressort de la police municipale.

La mairie est bien consciente de ces problèmes de pollution de toutes sortes puisqu'elle réalise en ce moment une enquête auprès des habitants sur l’écologie.

Depuis hier, j’ai pu passer enfin ma première nuit sans fermer mes volets, et regarder la neige tomber depuis mon lit, l’Hôtel Barrière ayant, comme presque tous les hôtels de 1850, fermé ses portes. Malheureusement ils sont partis sans éteindre l’escalier intérieur (4 fenêtres), la cuisine, la salle de restaurant restés allumés…. Espérons qu’un homme d’entretien passera éteindre bientôt.